Nourrisson et ostéopathie

Séance crânienne chez le nourrisson


Nourrisson et ostéopathie
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Le crâne du nourrisson

Les sutures du crâne demeurent présentes tout au long de la vie. Chez l’adulte, elle présente encore une mobilité indispensable. Si l’ostéopathe ne les perçoit pas au toucher, c’est que les structures sous-jacentes du crâne sont bloquées. L’idéal est donc de régler le problème dès la petite enfance pour libérer les structures crâniennes le plus tôt possible.

 

Les problèmes de crane du bébé impliquent une connaissance des structures le constituant :

  • le cerveau
  • les ménages
  • le liquide céphalo-rachidien
  • les 12 nerfs crâniens qui commandent l’odorat, la vue et les muscles oculaires, la sensibilité de la face déménage, l’audition et l’équilibre, la bouche, la langue et le langage, et tous les organes du thorax, du ventre (sauf le colon terminal et l’appareil génital)
  • certains muscles du cou
  • les sinus veineux et les sinus aériens.

 

L’approche de l’ostéopathe

L’approche de l’ostéopathe doit se faire en douceur et de façon précise. Les zones hypomobiles doivent amener le praticien à rechercher plus en profondeur quelle est la cause de ces tensions. Parfois, il peut s’agir de la zone d’émergence d’un nerf crânien. Celui-ci peut alors être compressé et induire des symptômes jusqu’au niveau viscérale.  Par exemple le nerf vague (10e paire de nerfs crâniens) qui sort du crâne à la base de l’occiput via le foramen jugulaire et qui entre autres innerve l’estomac. Une compression  du nerf au niveau du foramen jugulaire peut entraîner des symptômes directement au niveau d’estomac.

Le blocage de certains nerfs crâniens peut  aussi provoquer un bégaiement, par une tension dans la zone du trou jugulaire. D’autres donnent des otites, des problèmes d’implantation dentaire, des convergences ou des divergences oculaires… si le dysfonctionnement n’est pas traité, ces troubles se manifesteront au cours des premières années de l’enfant.

L’ostéopathie crânienne suit un chemin que l’on peut parcourir dans un ordre variable, mais toujours complet. Sur le crâne d’un nourrisson, je procède de la même façon : je regarde d’abord la sphère sphéno-basilaire et je m’assure qu’elle est bien en place,  c’est en effet les fondations de la boîte crânienne ; puis je contrôle les os et les sutures locales autour du problème ; enfin, je travaille sur les détails anatomiques de la zone que je cherche à corriger et tous les symptômes repérés par les parents : les sinus aériens, les oreilles, les yeux… une séance ou deux suffisent souvent à remettre le crâne du bébé en état.

La césarienne

On entend fréquemment dire que les enfants nés par césarienne n’ont pas subi les désagréments du passage par les voies étroites de l’utérus maternel. C’est oublié un peu vite qu’ils ont souvent enduré des contractions plus longtemps que les autres et en étant mal positionnés dans l’utérus.

Dans tous les cas, aucune spécificité ne me permet d’affirmer, en touchant le crâne d’un bébé, qui est né par césarienne, contrairement à celui d’un premier-né qui est souvent dur ou à celui d’un enfant né très rapidement. Cependant, il est toujours utile d’effectuer un travail ostéopathique afin de débloquer l’articulation centrale, entre l’os sphénoïde et l’occiput (l’articulation sphéno-basilaire), afin de lui rendre sa mobilité. Puis on regarde attentivement les sutures extérieures, autour des fontanelles, qui peuvent être bloqué et parfois s’inverser.

Conseils pour les bébés nés par césarienne :

Il faut penser à donner à ses enfants de la flore intestinale pour ré ensemencer leur intestin car c’est le passage par les voix basses (le vagin de la mère) qui permet l’ensemencement naturel.

La flore intestinale se trouve dans les intestins de la mère, mais aussi dans son vagin. Quand le bébé naît par voie basse, son visage passe sur ces zones et ils récoltent des milliards de bactéries. Ce n’est pas le cas chez les bébés nés par césarienne, qui ont souvent mal au ventre pendant les premières semaines à cause du manque de flore intestinale.